mardi 26 avril 2011

A BLESSING FOR TWOSPIRIT PEOPLE

A Blessing for the TwoSpirit People

We, the International Council of Thirteen Indigenous Grandmothers offer a blessing
for the Two‐Spirit people
As Grandmothers, we love all our children.
Love is sacred. All people of all kinds deserve the right to love as they wish.

Gay, Lesbian, Bi and Transgender peoples have suffered so much for having loved differently.

May the shame and the hiding be healed.
May the self‐hatred that has caused addictions and violence be healed.
May all people love one another without conditions.
May all people have the freedom to practice their different ways of love and ways of prayer.
May all people find their spiritual path and unite as one.

We offer this blessing so that all beings can live together in peace and happiness,
So that all beings can join together to heal our Mother Earth.

International Council of Thirteen Indigenous GrandMothers



Hé oui, nous voyons en lisant ce texte qu’il existe dans ce monde des mouvements spirituels qui acceptent et bénissent ces enfants de Dieu que sont aussi les Gay, Lesbiennes, Bi, Transgenres et Intersexués (que j’ajoute ici). Surprenant n’est-ce pas ?

Nous avons tellement pris l’habitude d’être honnis par les représentants terrestres de toutes, ou presque, religions de la Terre que nous ne comprenons même plus le sens de notre propre existence au sein de la Création. Heureusement qu’existent ces autres mouvements (et certes celui-ci n’est pas chrétien ni musulman et encore moins juif) qui nous émeuvent et touchent nos cœurs de leurs prières sincères et douces.

Un peu de baume au cœur, oui.
Respirons.

Chaque jour je m’étonne de l’importance du sexe dans nos civilisations. Importance d’autant plus grande lorsque la dite civilisation est plus « avancée » (attention nous mettons bien des guillemets !).
Êtes-vous une fille ? Êtes-vous un garçon ?
Si vous n’êtes ni l’un ni l’autre qu’êtes-vous ?
Si vous êtes les deux, vous n’en êtes aucun.

Mince, dans le formulaire, ne se trouvent que deux cases et de ces deux cases je me dois absolument d’en cocher une. Je ne suis pas Trans pourtant et je ne suis pas Inter non plus. Je ne suis qu’une modeste Lesbienne et déjà mon environnement se trouble, perturbé par un positionnement qui lui semble trop hybride. On me demande de choisir et de trouver une apparence qui sied au sexe de mon corps formel, on exige de moi un comportement convenant à mon genre.

On me demande d’être convenable.
Mais je n’aime pas la convenance.
Elle me fatigue, elle me coupe de ma source d’inspiration, elle m’aplatit la tête et lasse mon imaginaire.
Dois-je penser comme une femme et seulement comme une femme simplement parce que mon corps et celui d’une femme ?
Et toi, l’homme, dois-tu te limiter à l’action d’un homme parce que tu es un homme ?

Le genre féminin et le genre masculin ne sont définis que par une convention de type animale pour la génération de l’espèce mais en aucun cas cette convention ne doit s’appliquer à la conscience de l’être qui habite tel ou tel corps dans un instant donné. Elle ne peut la limiter à une seule version d’action ou de pensée. Car même si le rôle primaire de chacun des sexes est différent dans le groupe social et familial, l’être humain ne peut et ne doit pas croire que son existence n’a de sens que dans ce rôle primaire. Lorsque l’on sort de cette ornière, cette créode, creusée par les exigences de l’espèce animale, on se rend très vite compte que les différentiations féminin/masculin sont de plus en plus floues. Plus on contacte l’être essentiel de chacun, plus on s’approche d’un esprit quintessencié et indifférencié.

Étrangement et paradoxalement, c’est ce que vous démontrent les Gays, Lesbiennes, Bi, Trans et Inters dans leurs infinies possibilités de variables. Cette multitudes de possibilités est une porte de sortie hors du binaire. Il n’y a pas juste I et 0, il y a aussi le peut-être et le pourquoi pas. Il y a le plein, le vide et tous les intermédiaires, voire, l’au-delà du plein et l’en-deçà du vide. Voyant alors toutes ces options, toutes ces figures qui s’assemblent et se désassemblent à l’infini, qui s’échangent et se changent, vous commencez à percevoir l’unité qu’elles forment. L’échange entre tous permet à l’information de circuler et de s’ajuster toujours plus précisément pour former une Idée toujours plus exacte, plus fine et plus subtile car débarrassée des pensées-barrières qui la cristallisait et l’immobilisait sous l’ombre de la chape de plomb des préjugés.

Et c’est là que nous comprenons que la plupart des religions et les trois-quarts des mouvements spirituels ne sont spirituels que par le nom qu’ils se donnent et qu’ils sont en réalité régis par des lois très matérialistes.

Ces lois, telles que celles énoncées dans les dix commandements, les versets du Coran ou la Torah, qui vous ordonnent de ne point tuer, ou vous donnent le droit de battre votre femme ou préconisent de manger votre pain de telle heure à telle heure parce que sinon il est impur, n’ont rien de divin !

Elles sont strictement sociales, familiales ou hygiénistes !
Pensez-vous réellement que Dieu se soucie de savoir si vous vous êtes bien brossé les dents avant de vous coucher le soir ?
Qui exige que vous ne copuliez qu’avec un représentant du sexe opposé afin de produire une énième génération de larbins ?

Le problème avec toutes ces lois divines, c’est qu’elles passèrent par la main humaine pour entrer dans la postérité… Et la main humaine est plus souvent guidée par l’intérêt très terre à terre de son propriétaire immédiat que par une conscience réellement supérieure.

Hum.
Bon
A méditer.
Méditons ensemble.

Pendant ce temps là, je vais revenir sur cette histoire de « binarisme », c’est la base même du fonctionnement de nos ordinateurs. Oui non, noir blanc, vide plein. Comme je le disais plus haut, pas d’intermédiaire et pas d’environnement non plus. Or c’est à l’intérieur de ces champs intermédiaires et environnementaux que se situe la richesse de la pensée humaine.

Les conflits naissent toujours dès que la pensée se rapproche du système binaire et rétrécit donc ces domaines intermédiaires. Je suis bon, tu es mauvais, j’ai raison, tu as tord, je suis convenable, tu ne l’es pas. Et voilà, comme ça c’est classé. Pas beaucoup de possibilité de dialogue.
Quant au discours… Franchement limité.
Je suis une fille tu es un garçon.
A moi le ménage, à toi le bricolage.

Ça aussi c’est classé.

C’est vrai que le langage et la pensée binaire ont au moins l’avantage d’être simples. Ils prêtent peu à la réflexion et exigent un minimum de programmation… Heu pardon, je veux dire, d’apprentissage. Ils demandent peu d’effort de la part de celui qui l’intègre et pas plus de la part de celui qui l’enseigne. Ils prennent peu de place dans la mémoire. C’est rassurant quelque part.

Bien rangé et tout et tout.
Dans les p’tites cases… informatiques.

Depuis que l’humain est humain, qu’il connait la différence entre lui et l’animal et à chaque étape de son évolution, à chaque nouvelle invention technologique ou découverte scientifique il s’est presque systématiquement identifié à cette nouvelle découverte. Cherchant ainsi sans doute à se définir, à se comprendre lui-même. La maîtrise du feu, l’apparition de la roue, des mathématiques, de la mécanique et enfin de l’informatique furent chaque fois comme un nouveau miroir de son intelligence. Il crut que chaque nouvelle découverte lui apportait un élément de réponse à son identité, qu’elle la précisait et le rapprochait du domaine du divin. Rappelez-vous les schémas de la renaissance tentant de décrire le processus mécanique du fonctionnement du cerveau. L’humain ne pouvant comprendre la particularité si spécifique de sa propre existence se projeta entier dans l’observation de sa création pensant trouver une réponse en devenir.

La mécanique alors était en elle-même si rudimentaire, qu’il dut compléter sa démonstration d’un développement logique très poussé. Les équations, les philosophies, les spiritualités l’y aidèrent beaucoup et se déployèrent dans le monde avec une intensité, une richesse merveilleuse. Je vous conseille pour vous en faire une idée de lire le livre de Frances A. Yates, L’art de la mémoire, où elle récapitule toutes les méthodes historiques de l’art de déclamer un long et complexe discours ou raconter une histoire telle que l’Odyssée, par exemple, en suivant un parcours imaginaire jalonné de repères attaché chacun à une étape, un thème, un sujet, un objet, une situation décrivant un moment précis de cette histoire.

Cela semble hors sujet, n’est-ce pas ? Mais lorsque vous parcourrez le passage ayant trait à Giordano Bruno et à la Renaissance, vous comprendrez ce pourquoi je me permets cette intrusion étrange. Celui-ci développa tellement cet art qu’il, du moins fut-ce l’impression que j’en eus à la lecture, ouvrit comme une porte vers une autre dimension. Son esprit était alors si intense qu’il fut capable d’envisager une autre manière de penser. L’Art de la mémoire, avec toutes ces structures artificielles (voir le Théâtre de la Mémoire de Giulio Camillo) devint un support de développement de la pensée, de l’imaginaire, de la capacité de conception abstraite phénoménal.

A cette époque, les structures matérielles de soutient de la recherche étaient si rudimentaires que le cerveau humain devait compenser ce manque de soutient, il devait imaginer lui-même toutes les variables envisageables. Il devint capable de traverser même la matière de l’univers pour générer un autre univers complexe et… abstrait.

J’insiste sur le coté « abstrait » du développement de la pensée de ces hommes d’alors. Elle ne se préoccupait pas de problème matériels, ne dictait pas de loi liée aux comportements humains, elle cherchait une autre conception de l’existence de cette humanité, elle tentait d’atteindre des sommets incommensurables inaccessibles aux communs des mortels. Cela non par orgueil, simplement parce qu’elle voulait connaître. Connaître la Vérité de l’existence divine, tenter de s’en approcher dans toutes ses possibilités afin de mieux la comprendre et l’honorer.

Cette recherche engendra des hommes extraordinaires, d’une remarquable intelligence et d’une ouverture d’esprit inégalée jusqu’à présent.

C’est ici que je voulais en venir.

Car en comparaison, nous pouvons constater que plus la technologie avançait, plus la pensée s’abâtardissait, devenant triste, ennuyeuse et sombre. Le langage lui-même perdit de sa splendeur. Des dictionnaires entiers disparurent, des mots pourtant indispensables à la description de l’état humain et de son environnement autant physique que spirituel jusqu’à maintenant s’évanouirent en fumée sans que nous n’y prêtâmes aucune attention. Aucun deuil.

Avez-vous lu les romans du Graal en version originale ?
Vous n’y comprenez rien n’est-ce pas ?
Ce n’est pas que la langue a changé, elle n’a pas seulement évolué, elle a carrément perdu des mots ! Des mots, donc des concepts et autant de nuances. Cela veut dire que notre capacité de réaliser des concepts abstraits disparaît au fur et à mesure que notre langage s’approche du système binaire.

Quelqu’un me demandait un jour :
« - Crois-tu en la fin du monde ? (béh oui parce que nous entendons beaucoup parler de 2012 depuis quelques temps).
- Non je ne crois pas particulièrement en la fin du monde, lui répondis-je, du moins pas à celle dont on parle en général. Il est vrai qu’elle peut advenir à n’importe quel moment de n’importe quelle manière. Une bombe, un météore, une explosion solaire intense. Tout reste envisageable, mais c’est une fin qui ne concerne que le corps. Cependant, il y a une fin bien plus grave à mon avis représentée par la déshumanisation des êtres humains. Leur robotisation progressive depuis l’apparition de l’électronique, de l’informatique et de notre pénétration à l’intérieur du micro-Univers (la science de l’atome et tout ce qui s’ensuit). »

Je m’explique.

Je n’ai rien en vérité, contre l’informatique, par exemple. Je trouve que c’est un outil pratique, d’une utilisation relativement simple et abordable, surtout lorsque je laisse à d’autres le soin de créer les programmes. Ce merveilleux instrument me permet d’écrire cet article et de trouver des éléments sur le net si besoin. Je peux communiquer pour pas cher avec des personnes du bout du monde et emmagasiner trois tonnes d’infos dans un minimum d’espace en un minimum de temps.

Donc génial !

Cependant, même si nous parlons d’intelligence artificielle, on ne peut se permettre de croire que l’ordinateur possède la capacité de concevoir par lui-même un concept, si élémentaire soit-il. Il ne fait que répéter parfaitement un programme préécrit gravé dans ses circuits imprimés. De plus il est totalement limité par son fonctionnement binaire. Il ne peut non seulement envisager aucune voie nouvelle de lui-même, mais en plus il ne saurait sortir de cette dualité, que l’on dit manichéenne, du fait de sa binarité intrinsèque. Sa mémoire est plus fiable que la mienne, mais elle n’est pas une marque d’intelligence et encore moins d’humanité.

Il ne faut donc pas se tromper.

Nous pouvons utiliser l’ordinateur mais nous ne devons pas nous identifier à tel point avec lui que nous finissions par fonctionner comme lui… Nous devons rester maître de notre création et savoir l’utiliser pour qu’elle nous mène là où nous voulons aller. Nous n’avons, il est vrai, jamais possédé un outil d’une telle précision, démontrant de telles profusions de combinaisons. A tel point que nous pourrions presque grâce à elle matérialiser ces univers déjà virtuels de nos ancêtres occultistes de la Renaissance.

Pourtant il est rare que nous ayons ce genre de recherche.

Nous utilisons l’ordinateur comme un téléphone un peu amélioré, une machine pour inventer des images, des sons d’une grande perfection. Mais toutes ces richesses ne nous servent que pour nous distraire ou nous esclavager un peu plus chaque jour. Nous n’échangeons que des idées relativement simplistes et banales, d’une manière de plus en plus abrégées parce que nous estimons que l’information, ou ce que nous prétendons telle, doit circuler rapidement, faire le tour du monde en un minimum de temps car tout est urgent. Concentrés sur l’urgence de l’échange d’info, nous oublions de nous arrêter cinq minutes pour nous donner le temps d’y réfléchir. Je veux dire y réfléchir vraiment, intensément, si intensément que nous engendrions alors une idée nouvelle qui nous amène vers d’autres conceptions de l’Univers et du sens de la création. Que nous pourrions alors comprendre que tout et tous ceux qui existe autour de nous a un sens, une raison une origine qui n’est pas juste formelle, matérielle et sociale. Une idée qui nous apporterait une sortie hors de nos préoccupations, de nos limites terre à terre.

Si l’Univers aussi vaste existe, c’est qu’il a une raison, si les êtres humains sont si différents, si multiples, c’est pour une raison. Et pour commencer à percevoir ces raisons, il faut traverser l’image, aller au-delà des apparences illusoires et abusives créées par les préjugés et le manque de connaissance. Car il ne suffit pas de théoriser sur les événements ou sur ces infos dont nous nous bombardons nous-mêmes, il ne suffit pas de se dire que les choses existent pour les comprendre, il faut les expérimenter par l’échange et la communion. Il est possible que la course à la rapidité dans laquelle nous nous trouvons actuellement soit une sorte d’approche de cette communion. Nous cherchons à nous rapprocher les uns des autres en usant de cette espèce de télépathie horizontale que représente le réseau internet. Mais en même temps nous nous fourvoyons car à trop vouloir communier avec tous nous finissons par ne plus savoir choisir les idées que nous voudrions faire croître dans les esprits humains. Alors pour tenter de nous y retrouver, nous simplifions et nous nous accrochons à l’abrégé, au manque de profondeur de notre pensé, à la « binarisation » de notre cerveau comme à une bouée de sauvetage. Nous pensons partager des informations mais nous ne cherchons plus à atteindre les connaissances fondamentales.

Nous restons dans le superficiel, dans le rapide, le vite fait bien fait par simple bon sens pratique et puis parce que nous avons fini par nous faire croire qu’aller plus loin ne servait à rien. Que dieu existe ou n’existe pas cela ne change rien à notre petite vie, que l’Univers soit infini ou non, en quoi cela nous concerne-t-il ? de toutes façons nous ne voyons pas souvent le ciel. Que des tas de combinaisons sexuelles existent m’ennuie par contre parce que cela remet en cause mes certitudes dualistes et fait dégringoler mes œillères qui me permettaient jusqu’à maintenant de mener la vie que je mène !

Mais à quoi vous mène cette vie ?

Toutes vos agitations superficielles, tous vos préjugés étriqués ne vous servent qu’à oublier la réalité de votre propre existence mais n’enrichissent en rien vos esprits. Ils ne vous font pas évoluer, ils vous perdent !

dimanche 5 décembre 2010

De l’hermaphrodisme

Très bel article dans Le Monde du 8 août 2009, de Catherine Vincent, cité dans le site internet Orféo.

http://asso.orfeo.free.fr/topic/index.html





Qu’est-ce que le genre ?

Sommes-nous réduits à n’être qu’homme ou femme ?

Déjà l’on s’étonne devant le traitement donné aux homosexuels des deux sexes. On s’étonne devant cette obligation absolue qu’il faille être obligatoirement un homme qui couche avec une femme (pardonnez le terme un peu rude, mais je dois dire que l’expression « faire l’amour » me semblerait dans ce contexte un peu désuète) et de l’interdiction d’autres possibilités, d’autres figures pourrions-nous dire afin d’amener une image plus légère.

Qui décide de la normalité ?

De quel droit peut-on imposer ses idées personnelles pour des choses si intimes que le choix de la sexualité ?

Car intimité est bien le mot.

On le sait tous. C’est ce que nous avons de plus précieux et en même temps le plus difficile à gérer à cause des conventions surtout. Ces conventions, religieuses autant que sociales, font peser sur tous ceux, et ce, malgré leur nombre, qui ne se sentent pas pouvoir leur obéir une terrible calamité. Et nous ne parlons là que d’une « divergence » informelle, qu’en serait-il d’une « anomalie » physique ?

Il y a quelques jours, j’ai découvert un terme dont je ne connaissais pas du tout l’existence : intersexualité. Et apprenant ce terme, j’appris les tourments physiques autant que psychiques de ces êtres qui en souffrent.

Je dis qu’ils en souffrent, mais l’on doit savoir qu’en réalité cette anomalie n’est pas toujours la cause première de leurs maux (bien que, l’on verra plus loin que le disfonctionnement hormonal étant à l’origine de leur particularisme entraîne parfois chez eux de réels déséquilibres organiques) car c’est bien la pression sociale, d’origine religieuse la plupart du temps, et familiale, d’origine sociale généralement, qui apporte le plus de souffrance à des êtres déjà fragilisés par une différence physique pas facile à assumer.

Mais de quelle différence parlons-nous ici ?

Celle qui semble effrayer beaucoup les bons pensant et l’institution médicale, celle aussi qui a de tous temps éveillé tous les fantasmes, celle enfin qui, pourtant, pourrait concilier les deux genres connus et ramener l’humanité vers des prémices originels.

N’est-il pas dit quelque part dans la bible : « homme et femme il les fit » ?

Bien sûr nous parlons là du premier être créé, non formel, essentiellement énergétique et non incarné.

Il est possible que l’incarnation, la formalisation ne puisse contenir en un même corps une double polarité, ce qui expliquerait leur séparation en deux moitié à partir de ce moment (on sait par exemple que les jumeaux sont eux aussi l’incarnation en deux corps d’un même esprit, trop complexe pour se suffire d’un seul).

Aujourd’hui, afin de se démarquer des légendes et des fantasmes, ces représentants de la première race se font appeler « Intersexuels ». C’est un joli nom.

Ils sont entre les deux et les deux à la fois.

Mais je disais tout à l’heure la difficulté, voire l’impossibilité, d’incarner réellement les deux polarités énergétiques yin et yang, femelle et mâle dans un même corps. Il semblerait que cela soit trop, que la matière, la substance, de ce corps ne puisse soutenir une telle force et que cela mette en péril son équilibre hormonal, donc physiologique.

Cela à divers degré évidemment.

Certains ne survivent pas, d’autres survivent plutôt relativement bien mais sont généralement assujettis à la prise d’hormones à vie.

Ce qui est surprenant ce n’est pas le fait qu’ils existent, nous savions bien que l’intersexualité existe, même si nous ne l’appelions pas ainsi. Cependant, nous pensions tous que ces individus étaient rares, exceptionnels. Mais pas du tout, d’après le site internet Orféo, un enfant sur 100 naîtrait avec les deux polarités sexuelles.

C’est là que tout se corse, et j’avoue qu’il me faudra du temps avant de comprendre parfaitement les processus hormonaux concernés, les gènes « fautifs » et les chromosomes étranges !

Car être intersexuel n’est pas toujours posséder deux sexes opposés visibles !

C’est parfois appartenir à un sexe en apparence et à l’autre en réalité. Le corps prend une forme à la naissance qui ne correspond pas aux schémas chromosomiques qu’il contient. Un être semble naître sous la forme féminine tout en possédant des chromosomes XY ! Son comportement, son mental sont ceux d’un garçon, sont corps est celui d’une fille.

Jusqu’à la puberté généralement.

A partir de ce moment là, le corps se transformant déjà énormément pour des individus «normaux», se métamorphose radicalement chez ces intersexués. De demoiselle, ils deviennent damoiseau !

C’est ce qui est arrivé à Herculine Barbin au 19ième siècle. Cependant, épouvantée par sa propre transformation et malgré la gentillesse et la compréhension dont elle/il eut la chance de pouvoir profiter en une époque où l’on ignorait et taisait tant de choses, il se suicida à l’âge de 30 ans. C’est un témoignage très émouvant de lire ses « Souvenirs ». Le tiraillement dont elle est le siège entre ses pulsions qu’elle ne comprend pas d’abord, le changement indéniable et l’obligation de l’admettre, ses aspirations religieuses qui le culpabilisent et le regard de la société prise entre la moquerie, la curiosité et l’anathème. Très religieuse car élevée toute sont enfance dans des pensions catholiques, très heureuse d’y avoir partagé la vie des petites filles et jeunes filles, les classes et les dortoirs, dont elle devient une camarade particulièrement chérie, elle pense naturellement que ses élans de cœurs plus prononcés que ceux de ses camarades, pour une amie proche ou une maîtresse plus jolie que ses consœurs sont juste la manifestation d’un caractère porté à l’admiration passionné du bel esprit qu’elle croit reconnaître chez elles.

Ses comportements intriguent puis inquiètent.

Institutrice dans une école pour jeunes filles, elle tombe finalement amoureuse de la fille de la propriétaire. Amour réciproque. Elle a 20 ans, sont corps est totalement celui d’un homme mais elle continue de s’habiller en femme. L’attirance mutuelle des deux jeunes filles devient par trop évidente et scandaleuse. Elle se décide, la mort dans l’âme à partir chercher de l’aide chez un homme d’église, pour une fois intelligent, qui lui conseille de changer d’état civil.

Ce qu’elle fait.

Homme désormais devant l’État et devant Dieu, l’avenir désormais lui semble plus simple.

C’était oublier un petit détail.

Élevé telle une fille, il ne connaissait rien au monde des hommes et, surtout, toujours très empreint de préjugés religieux ne put assumer longtemps sa nouvelle forme.

Le tiraillement se fit plus terrible que jamais, cette fois entre un passé heureux de jeune fille qu’il regrettait amèrement et la difficulté matérielle autant que psychologique d’une vie solitaire à laquelle il se sentait condamnée et ne sut échapper. L’avenir se referma progressivement.

Aujourd’hui comment gérerions-nous ces choses ?

Que se passe-t-il à la naissance d’un petit hermaphrodite ou au moment de sa puberté ?

Le dix-neuvième siècle était ignorant et superstitieux, le vingt-et-unième est intolérant. Désormais on se doit de rentrer coûte que coûte dans les normes mâle ou femelle, interdiction de naître mâle et femelle. Et cette évolution technologique autant que médicale qui nous apparaît comme étant la plus grande merveille de notre temps se transforme en instrument de torture pour ces jeunes êtres.

Avant, celui qui naissait « ambigüe » se débrouillait tant bien que mal avec son état. Il lui suffisait de changer d’habit pour être ce qu’il voulait être. Aujourd’hui, l’enfant n’a même plus le temps de se poser la question à savoir à quel sexe il veut finalement appartenir. La médecine pense pour lui et le lui impose.

Certes, le choix comporte un risque, on le voit dans le cas de Herculine/Abel Bardin. Mais au moins, c’est l’être lui-même qui le fait. Dans de meilleures circonstances, entouré de personnes plus aptes à comprendre ses tiraillements internes, informé de l’expérience de ses prédécesseurs, l’intersexuel devrait pouvoir mieux vivre son ambigüité (d’autant que le code vestimentaire occidental n’est plus aussi strict et rigide !). Mais le lobby médical lui refuse cette possibilité. Pour deux raisons essentiellement qui sont l’intérêt financier (un chirurgien est forcé de se positionner pour l’intervention chirurgicale puisque le « patient » devra passer sur le billard plus d’une fois dans sa jeune vie, le médecin est forcément pour aussi puisque l’enfant sera sous suivi médical sa vie entière, le pharmacien doit être pour aussi car l’intersexuel est condamné à un traitement hormonal tout le long de sa vie… Il n’y a pas de petits intérêts) et l’intérêt scientifique (l’étude des cas, comme on dit, fut et est encore l’occasion d’expérimenter des situations, des traitements médicaux qui souvent s’avèrent totalement inutiles et ne servent qu’une chose : la satisfaction de la curiosité d’un certain corps médical).

Nous savons tous pourtant que l’institut médical n’est pas aussi altruiste qu’il veut bien le faire croire. Trop d’argent est en jeu, et à partir du moment où chaque chose se paye et rapporte, nous pouvons être sûrs de la non neutralité de tous ceux que l’on paye…

A la naissance donc d’un de ces petits êtres, soyons prudents. Traitons-le avec égards, aimons-le comme la manifestation d’une possibilité de sortir de l’éternelle dualité yin-yang qui, trop simpliste, nous enferme dans un système de pensé réducteur digne d’un bête ordinateur. Sortons du langage binaire, du oui et du non, acceptons la troisième possibilité, celle du « peut-être », qui est la seule susceptible de nous amener vers une réflexion réellement interne, intense, de l’existence.

Dieu n’est pas binaire, il n’est pas divisé, il est tout, il est Un.

Cherchons à le connaître et à lui ressembler.

Acceptons ces enfants comme le symbole de Son existence jusque dans la forme.



 

De mes vers bringuebalants.

Eh oui, en ce moment, des poèmes j’écris.
Je rêve et m’extasie de ma prose,
De mes vers bringuebalants,
Des petites choses qui me viennent
Eclairant ma noirceur
Endormant ma torpeur
Eveillant mon ardeur.
C’est un peu comme une création subtile
D’un monde magique qui ne serait que mien.
Jardin secret, discret verger.
Un monde qui ressemblerait
Aux bords de Loire enchantés.
Ceux qui mon enfance durant
Me chantèrent la merveilleuse beauté
De la noblesse, de la sagesse
Et de la conscience suprême.


Bien sûr, je le sais,
Si ces faux vers me relient à la Beauté,
A la Beauté de mon Amie Chère
S’ils me rappellent à l’inévitable Bonté,
Celle qui brille au cœur de ma Bien Aimée,
Sont-ils cependant Vérité ?
Ils peuvent l’être effectivement.
Etre vrais.
Paroles bénies sans mensonge ni déni.
Ils sont forcément la trace de quelque chose
Un monde ou un être - qui sait,
Qui en un endroit donné existe bien !
Quoi cet endroit serait en mon seul cerveau ?!
Quoi, la manière de décrire ma Belle
Ne serait que fruit illusoire de ma cervelle affolée ?!


Allez, va, laissons tomber les masques.
Voulez-vous savoir vraiment
Pourquoi j’écris toutes ces phrases ?
Simplement pour le plaisir,
Simplement parce que lorsque l’on cherche
A décrire la Beauté
Alors il faut la « visualiser »
A l’intérieur du regard.
Et ce faisant, la visualisant,
Elle finit par exister,
Elle prend réalité
Puisque susceptible d’être « vue ».


Donc réelle puisque accessible
A un des cinq sens physico-substantiel.
Voilà où se situe la Sphère
De cette réalité très personnelle.
Elle n’est pas tangible,
Peut-être ne la vivrai-je jamais ici
Sur ce plan
Mais elle contiendra malgré tout sa Vérité.


La vérité d’un certain concept,
Une certaine idée représentée,
Représentable,
De la Beauté, de la Bonté et de la Vérité

dimanche 31 octobre 2010

De la Sororité et de ses origines

En ces temps reculés, dans l'ancienne Asie occidentale, là où les peuples nombreux se rencontraient, se poussaient, se tiraient, du nord au sud et de l'est à loeust, se mélangeant ou s'opposant une histoire étrange naquit, sur les bord du vieux Pont-Euxin.

Au sud, au-delà de la petite mer, s'étaient établis déjà depuis des temps antiques de formidables Empires. Depuis longtemps ils avaient organisé, planifié leur développement, élevé des temples, des architectures inédites, des villes immenses, forçant l'admiration des peuples sans nation. Comment étaient apparus ces Empires, par quel miracle étaient-ils arrivés à une telle perfection sociale autant qu'artistique ? D'où venaient leurs merveilleuses connaissances, leur incroyable maîtrise ? Nous ne le savions plus et nous avions oublié de nous poser la question. Nous autres peuples du nord, ne connaissions de ces Empires que leurs volontés à se succéder et à tenter de se nourrir un peu plus à chaque nouvelle renaissance de nos terres et de nos propres richesses.
Nous avions nous-mêmes nos propres légendes, nos mythes contant la genèse de nos tribus nomades. Nous étions originaires des confins de l'est, mais en mème temps nous rassemblion des peuples et des traditions, des cultures et des religions aussi diverses que les grands Empires étaient unis.
On nous appelait les "Scythes".
Un nom générique en quelque sorte.
Ce nom regroupait des hordes à tendance mongole, et puis des ethnies plutôt proches des Perses et puis aussi les miens, mon peuple, les Saraumates, Scythes de l'ouest, blonds.

Nous étions braves et forts !
Car dans les plaines, carrefour enter l'orient et l'occident, la vie était dure. toujours à la merci des grands froids et des poussées guerrières de tous ceux qui, comme nous, tentaient de contrôler leur destin, leur vie, leur mort, à la recherche du lieu miracle qui offrirait un peu de stabilité à leurs esprits et à leurs corps malmenés, nous avions développé une organisation, un mode vie inhabituels.

quelle est le défense la plus efficace si ce n'est l'intérêt de tous pour tous, sans exception ?
Ainsi, l'homme et la femme durent très vite s'armer ensemble devant les mêmes ennemis, veiller autant l'un que l'autre à l'éducation des enfants, travailler conjointement aux même tâches domestiques. Nous formions alors des familles, des tribus parfaitement unies car aucun ne pouvait dénigrer l'absolue nécessité de sa responsabilité face à l'existence de l'autre et de tous.
C'était sans aucun doute assez exceptionnel !
des femmes guerrières combattant aux cotés de leurs compagnons, des femmes chefs commandant des bataillons mixtes, des femmes prêtresses écoutées autant que les plus grands pontifes de la Grande Egypte. Des femmes presentes à chaque niveau de la société que nous formions.

Je l'avoue, rarement je n'ai goûté plus de plaisir que celui qui me fut donné au cours de mes divers passages dans ces tribu dites sauvages - et pourtant bien plus sages que tous les philosophes au grand renom. chevaucher dans la plaine aux cotés de mes soeurs et de mes frères, combattre ardemment pour défendre la vie de tous ces êtres chers, admirer ensemble par les soirs d'hivers la magnificence du coucher du soleil sur la neige incandescente. Quelles splendeurs, quelles merveilles à vivre chaque jour et à chaque heure. C'est là, sans doute, qu'est né le premier sentiment de sororité. Les femmes enfin aimantes les unes envers les autres car jamais concurrentes. Les hommes respectueux réellement de nos vertus et nous-mêmes respectueuses des leurs. Ainsi, par ce respect mutuel, l'amour naissait doucement en une sorte d'harmonie subtile où l'homme n'ordonnait pas et où la femme n'obéissait pas. L'amour était un accord intelligent et conscient, sans aucune notion de possession ou de propriété. Pas d'objet, pas de supériorité.
Juste un accord.
Une compréhension en quelque sorte totale et réelle du sens de la vie et de sa pérénité.

Pour autant, il n'y avait pas non plus de reniement vis-à-vis des pôles mâle ou femelle. Chacun gardait son identité propre. Un homme était un homme et pouvait ressentir le besoin de se réunir avec ses semblables de sexe. De même pour les femmes. Il y a des choses que l'onne peut partager qu'avec ceux qui nous ressemblent et éprouvent les mêmes sensations ! C'est pour cela que je parlais tout à l'heure de sororité. Puisque cette paix était instaurée entre les hommes et les femmes, puisqu'il n'y avait pas de propriété de l'homme sur la femme, puisque la femme n'avait pas absolument besoin de se marier pour exister dans notre société, la femme pouvait concevoir une relation libérée des contingences de la concurrence qu'engendre la peur de la non-reconnaissance, existant dans les sociétés allentour, avec ses semblables. Un lien indéfectible s'établissait entre toutes les femmes de nos tribus, presque un lien de sens, une relation de confiance familiale qui n'existe qu'entre soeurs. Ainsi je me sentais toujours très proche de chacune des femmes qui vivaient autour de moi, mes soeurs réelles effectivement, mais aussi mes soeurs plus loinaines avec lesquelles je partageais les dures tâches de la vie et les adorables plaisirs que celle-ci ne manquait pas de nous apporter aussi. Les rires, les chants, la vue d'un enfant grandissant, celle aussi d'un guerrier splendide qui nous faisait, ensemble, rougir et sourire timidement, les complicités innocentes, les émotiond naïves, la même révérence envers nos Dieux.

Nous nous aimions toutes d'un même amour pur et délicat. Amour qui, nous protégeant des aléas de l'existence sur cette Terre, nous reliait les unes avec les autres et toutes ensembles à cet Être supra-personnel réalisant la synthèse de toutes nos individualités. Il n'y a pas, je crois, de plus belle chose que cela. Ce sentiment d'aimance, de partage, de respect des êters qui cheminent ensemble dans un même but.
La sororité, c'est la fraternité au féminin, avec leurs points communs et avec ce qui les distingue et les rends si particuliers. Il y a la notion de Frères et il y a la notion de Soeurs, il y a la qualité de l'énergie masculine et la qualité de l'énergie féminine. Elles n'ont pas tout à fait les mêmes caractéristiques et il est normal que l'on puisse avoir besoin parfois de se retrouver dans un environnement qui amplifie cette énergie à laquelle, malgré tout, nous appartenons. Être ensemble nous permet de créer un instant privilégié durant lequel nos énergies se complètent et se réalimentent les unes les autres. C'est comme une nouvelle référence, un peu plus forte, un peu plus enveloppante, qui nous sécurise, nous détend et peut, éventuellement, nous permettre de nous détacher de nos obligations matérielles pour atteindre à une nouvelle existence, une nouvelle conscience de l'existence.

Je ne décrirai pas plus loin ce phénomène car je crois qu'il faut parfois tenter de ressentir les choses de l'intérieur, chercher dans nons mémoires ce que cette description peut déclencher en chacune d'entre nous, faire un voyage dans le passé afin de reconsidérer le présent, envisager un futur autrement. La société moderne nous a apporté beaucoup d'aisance en même temps qu'énormément de complexités. Et puis les Grecs athéniens n'ont-il pas gagnés ? Eraklès a massacré les Amazones ("Ceux qui ne mangent pas de pain", qui donc sont nomades). Il n'y a plus sur Terre désormais d'entente entre mes soeurs, elles sont éparpillées dans le monde, à la merci des cultures serviles et des religions misogynes. Elles ne comprennent plus aujourd'hui la notion de "soeurs", ont oublié de s'aimer et de s'aider. Et si parfois, au hasard des rencontres et des chemins, deux d'entre elles se retrouvent et se rappellent, alors les autres, jalouses, n'acceptant pas cet accord soudain auquel elles ne comprennent plus rien, suspectent le "mal" là où il n'y a que "bien", le désordre là où n'est qu'harmonie et font vivre un enfer à celles qu'elles devraient prendre en modèle.

dimanche 24 octobre 2010

Longtemps j'ai marché

Longtemps, j'ai marché,
Sur la Terre,
Sur le sable,
Les pieds dans l'herbe et la tête dans l'air.
J'ai parcouru les pays lointains,
Traversé les déserts,
Les forêts immenses,
Les glaciers blancs.

Ce voyage longtemps dura
Et dure encore.
Dans l'espace,
Dans le temps.
Dans une vie
Puis dans une autre.
Ici à cheval,
Là-bas en auto.

Ai-je tout vu ?
Ai-je tout fait ?
Je ne saurais dire.
En tous les cas,
Beaucoup je fis.

En ce jour je m'assoie
Et j'écoute.
J'écoute la mémoire qui me revient
Et qui me chante,
Lancinante,
Le chant du retour.

Oui, je reviens en arrière
Et tente tranquillement
De retourner à la Source,
Comprendre là où tout commença.
Comment et pourquoi.

Qu'y a-t-il avant la première incarnation ?
Où se réalisa-t-elle ?

Je ferme les yeux.
Ici, sur ce sol soyeux,
Infini et serein.
L'horizon au loin
Colle la terre aux cieux.
Coupole bleue.

N'avez-vous jamais eu l'impression
Que le jour, la lumière du soleil
Se reflétant sur les particules de l'atmosphère
Empêchait de percevoir l'Univers ?

Ce n'est que la nuit que l'on voit les étoiles,
Que la nuit qui nous ouvre les bras du Cosmos
Et nous dit :
"Regarde comme riche est la Création,
Chaque étoile est une promesse de vie et de conscience.
Pourquoi s'enfermer sur la Terre seule
Quand tant d'immensité s'offre à nous ?"

Cependant, même cet Univers incommensurable
N'est qu'une sphère qui nous cache un autre horizon.
Ou, plus précisément,
Une autre verticale !

Et c'est cette verticale qu'il me faudra atteindre
Si un jour je veux revenir
Aux temps d'avant.

Avant ma première incarnation.

lundi 11 octobre 2010

A la Croisée des Chemins

Ici,
A la croisée des chemins
Entre le sud et le nord,
L'est et louest,
Entre le dessous et le dessus,
Chantait une douce mélodie.

Fine, délicate, subtile,
Si fine et si délicate qu'elle semblait à peine musicale.
Si subtile, que l'on put la croire émanant de l'Éther lui-même.

Je m'arrêtais là quelques instants.
Pour écouter cet étrange son.
Il convenait très bien à l'environnement.
La Terre et le Ciel
Reliés dans cet instant,
Tels deux amants immortels.

Là-haut,
Le clair de Lune disparu
Révélait le ciel de nuit.
Les étoiles étincelantes,
Les planètes faussement immobiles,
La Voie Lactée diagonale.

L'Univers infini.

Au-dessus de la croisée des chemins.
Entre le Sud et le Nord,
L'Est et l'Ouest,
Entre l'Origine et le But,
Bien au-dessus,
Au delà du visible,
Au Suprême de la perceptibilité,
De l'autre coté d'une frontière insensible,
Le Champ de l'Unité Interne.

L'Immanence se révélait.

Là-haut,
Tout au bout de ma perceptibilité,
Le Père chantait.
Un son étrange et inconnu à mes oreilles formelles
Parvenait, on ne sait par quelle magie,
Jusqu'à mon pauvre entendement éberlué.

Un son étrange et inconnu
M'ouvrait un monde inattendu.
Bien au-dessus des étoiles,
Bien au-dessus des comètes,
Au delà des galaxies,
Et cependant plus proche
De mon être
Que la première des planètes.

Car même s'il était si haut,
C'est en regardant au-dedans,
A l'intérieur de cet univers externe,
A l'intérieur de mon propre univers,
Que l'accès s'ouvrit.

Le contact.

Nous sommes dans un monde surprenant.
Mais il faut parfois savoir s'arrêter,
Prendre son temps,
Le jour,
La nuit,
Prendre le premier prétexte,
Le chant de quelques grillons de nuit,
Une conjonction géographique anodine,
Pour atteindre soudain,
Au plus étonnant Sublime.

dimanche 19 septembre 2010

Lettre à la Grand'Doue

Hello ma Grand'Doue,
Je repense à la conversation de toute à l'heure où tu me rapportais certains propos formulés par certains hommes et certaines femmes.
En fait, et malgré ce que je t'ai dit, je ne crois pas que tu aies beaucoup de la "Pute", au contraire. Et c'est pour quoi je m'énerve parfois lorsque ces hommes et femmes te font revêtir au propre comme au figuré, l'habit de la pute. Ils confondent l'apparence, cette fréquentation des hommes, avec la cause, ta recherche à connaîte ce plaisir dont on fait tant de littérature.
Nous, femmes, avons toutes un peu de la pute quelque part, c'est vrai, et le nier serait renier une partie de nous-mêmes beaucoup plus essentielle que l'on ne peut l'avouer ou le croire. Mais pourquoi ? Parce que la société telle que nous la connaissons, étant d'origine machiste, considère la femme comme un objet au service de l'homme. Or l'homme a besoin de quatre sortes de femme :
La Pute, pour satisfaire ses pulsions sexuelles "illégitimes",
La Mère, pour se reproduire,
L'Epouse, pour se légitimer,
La Muse ou Egérie, pour inspirer sa sensibilité artistique.
Ainsi la femme se retrouve dans la position de devoir se vendre littéralement. Elle se vend évidemment en tant que Pute pour survivre physiquement. Elle se vend en tant que Mère puisqu'elle doit obligatoirement donner une descendance mâle à l'homme afin que le nom de celui-ci perdure dans le temps. Elle se vend en tant qu'Epouse puisqu'une femme non mariée est souvent discréditée, voire condamnée à perdre son identité d'acteur (et j'utilise bien un masculin) dans la société. Ne pouvant pas exister par elle-même, la femme se voit donc dans l'obligation de trouver un mari (le Prince dit Charmant) par le jeu de la séduction et l'illusion de l'amour.
Et finalement, la femme se vend en qu'Egérie car elle se doit de représenter une certaine idée que se fait l'homme de la femme.
Lu dans un article sur Rue89 en hommage à Claude Chabrol qui disait dans une interview :
"Je suis très touché par la nécessité pour les femmes de survivre encore plus que les hommes, c'est encore plus difficile. C'est ça qui me plait quand je fais des films sur les femmes avec des femmes, parce qu'elles sont toujours, en naissant, dans un état de victime."
Nous allons certes éviter de tomber dans la victimisation systématique et nous dire que bon, il y a sûrement des raisons qui font que les choses se déroulent tel qu'elles se déroulent. Cependant, il y a malgré tout une réalité.
La femme doit toujours se battre plus qu'un homme pour sortir le bout de son nez du bourbier et se faire reconnaître un minimum dans ce monde, que ce soit au sein de sa famille qu'au sein de l'environnement social. Comme en général elle ne possède ni les mêmes droits ni les armes aussi puissantes, matérielles et coiffantes que les hommes, elle se voit obligée d'inventer ses propres armes et d'aller les chercher dans un niveau où l'homme perd se pouvoirs. Le niveau psychique et subtil.
Elle va employer la ruse, une certaine forme d'amour, l'intelligence et la finesse de son corps merveilleusement bien proportionné ;-)
Evidemment, puisque l'homme ne peut se véhiculer dans ces plans pas assez concrets pour lui, il va se défendre par l'agressivité et l'insulte et traiter une femme de pute lorsqu'elle fait juste la même chose que lui : lutter pour sa survie.
En fait l'homme ne peut supporter ni concevoir qu'une femme puisse lui passer au-dessus de la tête. Cette situation lui est tellement insuportable que nous avons vu jusqu'à des hommes politiques insulter gravement des collègues féminines pour la simple raison qu'elles étaient en désaccord avec eux ! Beaucoup ne peuvent supporter qu'une femme devienne leur supérieure au travail, à tel point que certains démissionnent ou trouvent un poste parallèle ou créent des problèmes au sein de leur propre équipe de travail. Nous pouvons citer cet exemple de machisme pur, dur et nul de David Douillet, député UMP après avoir été champion de judo, qui déclare fièrement que la femme est génétiquement faite pour rester à la maison "puisque c'est à elle que fut donné la capacité de procréation". Parce que l'homme lui ne procrée pas, c'est bien connu... On se demande alors à quoi lui sert ce foutre dont il est si fier !!
Sans doute est-il trop souvent tombé sur la tête à force de combats et en a oublié le rôle de l'homme dans l'acte de procréation...
De toutes façons, il n'y a jamais beaucoup d'alternatives, lorsqu'une femme se refuse à un homme, il la traite de pute par vexation mais si elle accepte il la traite de pute pour l'écraser parce qu'il ne peut assumer le fait qu'elle se véhicule sur un plan plus subtil que lui.
Or il se trouve que parfois, pour une raison ou pour une autre, même l'homme le plus intelligent de la Terre - ton petit ami - aura cette réaction. Parce que, dans un moment d'égarement tu l'as vexé sans le vouloir, alors il t'écrabouille pour se venger. Te traite de pute simplement parce qu'il espère que faisant ainsi il provoquera chez toi une peur du "qu'en-dira-t-on" qui t'empêchera de t'éloigner de lui, au cas où tu aurais un semblant de velléité, le jour où éventuellement tu rencontrerais un homme qui réponde exactement à tes rêves enfin formalisés !!!
Riche, grand, beau, blond, aux yeux bleus, branché, interne, suprême, extrrrrrrrrrrrrrrême.....
Huuuuuuum.
Bref, tout cela pour te dire que au-delà de cette pute qui semble parfois te poursuivre comme un pot de colle, tu es un être merveilleusement beau, sympathique et adorable à la recherche de la Vérité. Tu es en formation sur cette Terre qui est une école déjà pas très facile, alors ce n'est pas la peine de s'en rajouter.
Et puis j'avoue, si elles te ressemblaient toutes, je crois que j'aimerais vraiment toutes les putes du monde !!!!
Et encore, une dernière chose, les putes n'ont-elles pas été créées pour satisfaire le plaisir des hommes ?
Plutôt que de les calomnier et de les jeter plus bas que terre, ils devraient au contraire les remercier humblement et les aimer sincèrement telles de vraies déesses sacrifiées sur la croix de leurs désirs non assumés.

Bisous ma Très Grand'Doue.